Le SIBO (Small Intestinal Bacterial Overgrowth), ou prolifération bactérienne de l'intestin grêle, est l'une des causes les plus sous-diagnostiquées de troubles digestifs chroniques. Ballonnements persistants après les repas, douleurs abdominales, diarrhée ou constipation inexpliquées, fatigue chronique : ces symptômes que vous connaissez peut-être trop bien pourraient avoir une explication précise et, surtout, des solutions concrètes.
La recherche scientifique a considérablement fait évoluer notre compréhension du SIBO ces dernières années. Nous savons désormais qu'il ne s'agit pas d'une simple "infection" mais d'un déséquilibre complexe de l'écosystème intestinal, impliquant des mécanismes spécifiques qui peuvent être identifiés et traités de manière ciblée. Le seuil diagnostique a d'ailleurs été abaissé de 105 à 103 UFC/mL, reflétant une compréhension plus fine de cette condition.
Notre promesse chez Diaeta : un accompagnement nutritionnel personnalisé, basé sur les dernières preuves scientifiques, qui vous permet de retrouver votre confort digestif sans jamais avoir faim et en continuant à manger des aliments que vous trouvez savoureux. Chaque intestin est unique, et votre prise en charge doit l'être aussi.
1. Comprendre le SIBO : Bien Plus qu'un Excès de Bactéries
L'intestin grêle, contrairement au côlon, est normalement un environnement à faible densité bactérienne. C'est dans cet organe de 6 à 7 mètres de long que se déroule l'essentiel de la digestion et de l'absorption des nutriments. Lorsque des bactéries s'y installent en nombre excessif, elles interfèrent directement avec ces fonctions vitales.
Le SIBO n'est pas une simple migration passive de bactéries du côlon vers l'intestin grêle. Les recherches modernes montrent qu'il s'agit d'une expansion opportuniste de taxons microbiens spécifiques, principalement des organismes du phylum Proteobacteria. Deux espèces émergent comme les principaux acteurs : Escherichia coli et Klebsiella pneumoniae.
1.1 Ce que font ces bactéries dans l'intestin grêle
Ces micro-organismes agissent comme de véritables perturbateurs :
- Réduction de la diversité microbienne : ils supplantent les espèces bénéfiques normalement présentes
- Dommages à la bordure en brosse : les villosités intestinales, essentielles à l'absorption, sont endommagées
- Détournement métabolique : ils fermentent les nutriments avant que votre corps ne puisse les absorber, produisant des gaz et des métabolites irritants
- Déconjugaison prématurée des acides biliaires : perturbant la digestion des graisses et pouvant causer une stéatorrhée
Insight clé : Le SIBO moderne n'est plus défini par un seuil de 105 UFC/mL comme autrefois. Le consensus actuel (American College of Gastroenterology) a abaissé ce seuil à 103 UFC/mL, car les individus en bonne santé ne dépassent pratiquement jamais cette concentration dans le duodénum ou le jéjunum proximal.
2. Les Quatre Visages de la Prolifération Intestinale
L'un des progrès majeurs de la recherche récente est la reconnaissance que le SIBO n'est pas une entité unique. Il existe quatre formes distinctes, chacune impliquant des micro-organismes différents, produisant des gaz différents et nécessitant des approches thérapeutiques spécifiques.
| Type | Micro-organismes | Gaz produit | Profil clinique |
|---|---|---|---|
| SIBO hydrogène | E. coli, Klebsiella pneumoniae | Hydrogène (H2) | Diarrhée prédominante, ballonnements |
| IMO (Intestinal Methanogen Overgrowth) | Methanobrevibacter smithii (archées) | Méthane (CH4) | Constipation prédominante, distension |
| ISO (Intestinal Sulfide Overproduction) | Desulfovibrio, Fusobacterium, Bilophila wadsworthia | Sulfure d'hydrogène (H2S) | Diarrhée sévère, brouillard mental, fatigue intense |
| SIFO (Small Intestinal Fungal Overgrowth) | Espèces de Candida | Aucun gaz détectable | Symptômes similaires au SIBO, indétectable au test respiratoire |
2.1 SIBO à hydrogène : le type classique
C'est la forme la plus connue. Les bactéries fermentent les glucides fermentescibles (FODMAPs) et produisent de l'hydrogène. Ce gaz provoque ballonnements, distension abdominale et diarrhée. Il est associé au syndrome de l'intestin irritable à prédominance diarrhéique (SII-D).
2.2 IMO : quand le méthane ralentit tout
L'IMO (anciennement SIBO à méthane) est causé non pas par des bactéries mais par des archées méthanogènes, principalement Methanobrevibacter smithii. Ces organismes consomment l'hydrogène produit par d'autres micro-organismes pour générer du méthane. Le méthane agit comme un véritable paralytique intestinal, ralentissant le transit et provoquant une constipation souvent sévère. C'est pourquoi le terme "IMO" (et non plus "SIBO à méthane") est désormais préféré : ces archées peuvent proliférer dans tout l'intestin, pas uniquement l'intestin grêle.
2.3 ISO : le sulfure d'hydrogène, un perturbateur redoutable
L'ISO est produit par des bactéries sulfato-réductrices. Le sulfure d'hydrogène est particulièrement problématique car il peut apparaître comme une "ligne plate" sur les tests respiratoires traditionnels qui ne mesurent que l'hydrogène et le méthane. Les patients ISO présentent souvent des symptômes systémiques marqués : brouillard mental, fatigue intense et diarrhée sévère.
2.4 SIFO : la prolifération fongique
Le SIFO implique une croissance excessive de levures, principalement des espèces de Candida, dans l'intestin grêle. Il ne peut être détecté par un test respiratoire et nécessite une aspiration directe avec culture. Il coexiste souvent avec le SIBO bactérien.
Insight clé : Si vos tests respiratoires montrent une "ligne plate" (pas d'élévation de l'hydrogène ni du méthane) mais que vos symptômes persistent, une surproduction de sulfure d'hydrogène (ISO) ou une prolifération fongique (SIFO) pourrait être en cause. Un test tri-gaz incluant le H2S est alors recommandé.
3. Comment le SIBO S'installe : Les Mécanismes en Jeu
Votre corps dispose de plusieurs mécanismes de défense naturels pour empêcher la prolifération bactérienne dans l'intestin grêle. Lorsque ces défenses sont compromises, le SIBO peut s'installer.
3.1 Le Complexe Moteur Migrant (CMM) : votre "balai intestinal"
Le CMM est un schéma d'activité motrice qui se produit pendant les périodes de jeûne, toutes les 90 à 120 minutes. Il génère de puissantes contractions qui balaient les débris alimentaires et les bactéries vers le côlon. C'est votre principale défense contre la prolifération bactérienne dans l'intestin grêle.
Le CMM ne fonctionne que lorsque vous êtes à jeun. C'est pourquoi le grignotage constant ou les repas trop rapprochés peuvent perturber ce mécanisme protecteur.
3.2 L'auto-immunité post-infectieuse : quand une intoxication alimentaire déclenche le SIBO
C'est l'une des découvertes les plus importantes de ces dernières années. Certaines bactéries responsables d'intoxications alimentaires (Campylobacter, Salmonella, E. coli pathogène) produisent une toxine appelée CdtB (Cytolethal Distending Toxin B). Le système immunitaire produit des anticorps contre cette toxine, mais par un phénomène de mimétisme moléculaire, ces anticorps attaquent également la vinculine, une protéine structurelle essentielle des cellules interstitielles de Cajal (ICC) — les cellules "pacemaker" de l'intestin qui orchestrent le CMM.
Résultat : le CMM est endommagé de façon chronique, et le SIBO s'installe de manière récurrente. Les tests sérologiques mesurant les anticorps anti-CdtB et anti-vinculine ont une spécificité de 93,5 % pour le SII-D post-infectieux.
3.3 Autres facteurs de risque
- Inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) : la prévalence du SIBO chez les utilisateurs d'IPP est de 36,8 % contre 19,8 % chez les non-utilisateurs. Chaque mois supplémentaire d'utilisation augmente le risque de SIBO de 4,265 %
- Troubles de la motilité : sclérodermie systémique, neuropathie diabétique, hypothyroïdie
- Anomalies anatomiques : diverticules de l'intestin grêle, adhérences post-chirurgicales, sténoses
- Insuffisance pancréatique : réduction des enzymes digestives
- Déficit en acide gastrique : achlorhydrie, gastrite atrophique
- Âge : la prévalence augmente avec l'âge en raison du ralentissement naturel de la motilité
Insight clé : Si vous avez développé des troubles digestifs chroniques après un épisode d'intoxication alimentaire ou de gastro-entérite, le mécanisme auto-immun post-infectieux pourrait être en cause. Cette information est précieuse pour guider votre prise en charge.
4. Reconnaître les Symptômes du SIBO
Les symptômes du SIBO sont souvent confondus avec ceux du syndrome de l'intestin irritable (SII), ce qui n'est pas surprenant puisque le SIBO est considéré comme une cause sous-jacente fréquente du SII.
4.1 Symptômes digestifs
- Ballonnements postprandiaux : souvent le symptôme le plus gênant, s'aggravant au fil de la journée
- Distension abdominale : augmentation visible du volume abdominal
- Douleurs abdominales : crampes, inconfort diffus ou localisé
- Flatulences excessives : production de gaz augmentée
- Diarrhée : typique du SIBO à hydrogène et de l'ISO
- Constipation : caractéristique de l'IMO (méthane)
- Alternance diarrhée-constipation : possible en cas de formes mixtes
- Nausées : particulièrement après les repas riches en fibres ou FODMAPs
4.2 Symptômes systémiques
Le SIBO ne se limite pas à la sphère digestive. Les perturbations de la barrière intestinale et les métabolites bactériens peuvent provoquer :
- Fatigue chronique : liée aux carences nutritionnelles et à l'inflammation systémique
- Brouillard mental : difficulté de concentration, sensation de tête dans le brouillard (particulièrement marqué dans l'ISO)
- Douleurs articulaires : inflammation systémique liée à la perméabilité intestinale
- Manifestations cutanées : rosacée, eczéma, acné — le lien intestin-peau
- Troubles de l'humeur : anxiété, irritabilité liées à l'axe intestin-cerveau
5. Impact Nutritionnel : Les Carences à Surveiller
La prolifération bactérienne dans l'intestin grêle peut entraîner des carences nutritionnelles significatives que votre diététicien doit rechercher et corriger.
| Nutriment | Mécanisme de la carence | Conséquences |
|---|---|---|
| Vitamine B12 | Consommée par les bactéries en excès | Fatigue, troubles neurologiques, anémie |
| Fer (ferritine basse) | Malabsorption, compétition bactérienne | Fatigue, pâleur, essoufflement |
| Vitamines liposolubles (A, D, E, K) | Déconjugaison des acides biliaires perturbant l'absorption des graisses | Ostéoporose (D), troubles visuels (A), coagulopathie (K) |
| Folates | Paradoxalement élevés — produits par les bactéries en excès | Un taux élevé de folates avec un B12 bas est un indice évocateur du SIBO |
Insight clé : Un profil biologique montrant une vitamine B12 basse associée à des folates paradoxalement élevés est un indice biologique caractéristique du SIBO. C'est un élément que votre diététicien et votre médecin rechercheront dans votre bilan sanguin.
6. Le Diagnostic du SIBO : Tests et Interprétation
Le diagnostic du SIBO repose principalement sur deux approches complémentaires.
6.1 L'aspiration de l'intestin grêle : le gold standard
L'aspiration jéjunale avec culture reste la référence. Un prélèvement est effectué lors d'une endoscopie haute, et une culture bactérienne est réalisée. Le seuil diagnostique actuel est de ≥ 103 UFC/mL. Cette méthode est invasive et coûteuse, ce qui explique qu'elle ne soit pas utilisée en première intention.
6.2 Les tests respiratoires : l'outil de première ligne
Les tests respiratoires mesurent les gaz produits par la fermentation bactérienne dans l'intestin grêle. Deux substrats sont utilisés :
| Test | Substrat | Spécificité | Sensibilité | Zone explorée |
|---|---|---|---|---|
| Test au glucose | 75 g de glucose | 83,2 % | 54,5 % | Intestin grêle proximal |
| Test au lactulose | 10 g de lactulose | 70,6 % | Plus élevée | Intestin grêle entier |
6.3 Le test respiratoire tri-gaz : l'avancée diagnostique
Les appareils de dernière génération mesurent trois gaz simultanément : hydrogène (H2), méthane (CH4) et sulfure d'hydrogène (H2S). Les critères diagnostiques sont :
- SIBO hydrogène : élévation de H2 ≥ 20 ppm dans les 90 premières minutes
- IMO : méthane ≥ 10 ppm à n'importe quel moment du test
- ISO : élévation du H2S (les seuils sont encore en cours de standardisation)
6.4 Sérologie : les anticorps post-infectieux
Les tests mesurant les anticorps anti-CdtB et anti-vinculine peuvent confirmer une origine post-infectieuse. Avec une spécificité de 93,5 % pour le SII-D post-infectieux, ils représentent un outil diagnostique complémentaire précieux.
Insight clé : Un test respiratoire négatif n'exclut pas nécessairement un problème de prolifération intestinale. L'ISO (sulfure d'hydrogène) et le SIFO (fongique) peuvent passer inaperçus avec les tests standards ne mesurant que H2 et CH4.
7. Stratégies Thérapeutiques : Une Approche Globale
Le traitement du SIBO est multimodal, combinant traitement antimicrobien ciblé et prise en charge nutritionnelle. Il est important de noter que le traitement médicamenteux relève de votre médecin ; le rôle du diététicien est d'optimiser l'approche nutritionnelle pour maximiser l'efficacité du traitement et prévenir les rechutes.
7.1 Traitement antimicrobien (prescrit par votre médecin)
| Type | Protocole standard | Taux d'éradication |
|---|---|---|
| SIBO hydrogène | Rifaximine 550 mg trois fois par jour pendant 14 jours | ~59 % |
| IMO | Rifaximine + Néomycine 500 mg deux fois par jour | ~87 % |
| ISO | Rifaximine + sous-salicylate de bismuth + NAC | En cours d'étude |
| SIFO | Antifongiques (fluconazole, nystatine) | Variable |
La rifaximine présente l'avantage d'agir localement dans l'intestin avec une absorption systémique minimale, ce qui limite les effets secondaires. La NAC (N-acétylcystéine) est utilisée dans l'ISO pour dissoudre les biofilms bactériens qui protègent les bactéries sulfato-réductrices.
7.2 L'approche nutritionnelle pendant le traitement
L'alimentation joue un rôle crucial pendant et après le traitement antibiotique. Votre diététicien adaptera votre nutrition pour :
- Soutenir l'efficacité du traitement : certaines approches alimentaires renforcent l'action des antimicrobiens
- Gérer les symptômes : réduction des substrats fermentescibles pendant la phase aiguë
- Prévenir les carences : supplémentation ciblée si nécessaire
- Préparer la restauration : plan nutritionnel pour la phase de réintroduction post-traitement
8. Nutrition et SIBO : L'Alimentation comme Outil Thérapeutique
L'approche nutritionnelle du SIBO ne se résume jamais à une simple liste d'aliments à éviter. C'est une stratégie thérapeutique personnalisée qui évolue selon les phases de votre prise en charge.
8.1 L'approche pauvre en fermentation
La réduction temporaire des FODMAPs et des substrats fermentescibles permet de diminuer la production de gaz et de soulager les symptômes. Cette approche doit toujours être :
- Temporaire : une phase de réduction suivie d'une réintroduction méthodique
- Personnalisée : chaque personne réagit différemment aux différents groupes de FODMAPs
- Équilibrée : maintien d'un apport nutritionnel complet malgré les adaptations
- Agréable : identification d'alternatives savoureuses pour chaque aliment adapté
8.2 L'approche pauvre en soufre pour l'ISO
Pour les patients présentant une surproduction de sulfure d'hydrogène, une alimentation adaptée réduisant les substrats soufrés a montré une amélioration chez 73 % des patients. Les aliments riches en soufre incluent certaines crucifères, les œufs, l'ail et l'oignon — mais il ne s'agit jamais d'éliminer ces aliments définitivement, plutôt de les moduler temporairement.
8.3 La diète élémentaire : une option intensive
La diète élémentaire consiste en une formule nutritive entièrement pré-digérée (acides aminés, glucose, acides gras à chaîne courte) qui est absorbée dans le duodénum proximal, privant les bactéries de substrats fermentescibles. Les études rapportent un taux de succès de 80 % après 14 jours. C'est une option intensive qui doit être supervisée par un professionnel de la nutrition.
8.4 L'espacement des repas : protéger le CMM
L'un des piliers nutritionnels les plus simples et les plus efficaces :
- Espacer les repas de 4 à 5 heures minimum pour permettre au CMM de fonctionner
- Éviter le grignotage : chaque prise alimentaire interrompt le CMM
- Jeûne nocturne de 12 heures : permettre plusieurs cycles complets de CMM pendant la nuit
Insight clé : L'espacement des repas est l'une des stratégies les plus simples et les plus efficaces pour soutenir votre "balai intestinal" naturel (le CMM). Trois repas équilibrés et satisfaisants, sans grignotage entre les repas, peuvent faire une différence significative dans la gestion du SIBO.
9. Prévenir les Rechutes : Stratégies à Long Terme
La rechute est un défi majeur dans la prise en charge du SIBO : les études montrent un taux de rechute de 44 % dans les 9 mois et de 27,5 % dans les 6 premiers mois. C'est pourquoi une stratégie de prévention à long terme est essentielle.
9.1 Les prokinétiques : soutenir la motilité
Les prokinétiques, prescrits par votre médecin, stimulent le CMM et constituent la pierre angulaire de la prévention des rechutes :
- Prucalopride : à faible dose le soir, sans les risques cardiaques des anciennes molécules, avec des propriétés neuro-régénératives
- Érythromycine à faible dose : utilisée comme agoniste de la motiline (et non comme antibiotique), peut retarder la rechute de 5 mois
- Naltrexone à faible dose : 1,5-4,5 mg, propriétés immunomodulatrices, particulièrement adaptée aux SIBO d'origine auto-immune
- Extraits de gingembre et préparations phytothérapeutiques : alternatives naturelles pour soutenir la motilité
9.2 L'hygiène de vie : les habitudes protectrices
- Espacement des repas : minimum 4-5 heures entre les repas
- Jeûne nocturne : 12 heures minimum
- Gestion du stress : le stress chronique altère la motilité via l'axe intestin-cerveau
- Activité physique régulière : favorise la motilité intestinale
- Manger en pleine conscience : mastiquer soigneusement, manger assis, sans écrans
9.3 Le suivi nutritionnel continu
La prévention des rechutes nécessite un accompagnement diététique dans la durée. Votre diététicien vous aide à :
- Réintroduire progressivement les aliments adaptés
- Identifier vos déclencheurs personnels
- Maintenir une alimentation variée et nutritionnellement complète
- Ajuster votre plan nutritionnel selon l'évolution de vos symptômes
10. Recherche de Pointe et Thérapies Émergentes
Le domaine du SIBO connaît une effervescence scientifique avec plusieurs avancées prometteuses.
10.1 Thérapies microbiomiques ciblées
L'essai clinique de phase 2a du EBX-102-02, un consortium microbien thérapeutique, a montré des résultats encourageants : réduction du score de sévérité du SII (IBS-SSS) de 78 points contre 53 pour le placebo, avec l'implantation de plus de 70 nouvelles espèces bactériennes bénéfiques. Cette approche vise à restaurer la diversité microbienne plutôt que simplement éliminer les pathogènes.
10.2 Inhibiteurs spécifiques de la méthanogenèse
Le CS-06 est une molécule en développement qui bloque spécifiquement la méthanogenèse archéenne sans perturber le reste du microbiome intestinal. Cette approche ciblée pourrait révolutionner la prise en charge de l'IMO.
10.3 Tests diagnostiques de nouvelle génération
Le séquençage nouvelle génération (NGS) permet désormais une cartographie détaillée des communautés microbiennes de l'intestin grêle, ouvrant la voie à des traitements véritablement personnalisés basés sur le profil microbien individuel de chaque patient.
Insight clé : La recherche s'oriente vers des approches de plus en plus personnalisées : plutôt que des traitements "taille unique", l'avenir réside dans l'identification précise du type de prolifération et l'adaptation du traitement au profil microbien individuel.
11. Notre Approche Personnalisée chez Diaeta
Chez Diaeta, nous comprenons que le SIBO est bien plus qu'un diagnostic — c'est une expérience quotidienne qui affecte votre qualité de vie, vos choix alimentaires et votre bien-être global. Notre approche est conçue pour vous accompagner à chaque étape de votre parcours vers le confort digestif.
Ce que Nous Vous Promettons
- Jamais faim : même pendant les phases d'adaptation alimentaire, vos repas seront satisfaisants et rassasiants. Nous construisons des plans nutritionnels qui respectent votre appétit
- Aucune élimination inutile : chaque adaptation est ciblée, temporaire et basée sur votre tolérance individuelle. Nous réintroduisons systématiquement les aliments dès que possible
- Conseils basés sur les preuves : notre approche s'appuie sur les dernières données scientifiques concernant le SIBO et ses variantes, pas sur des tendances ou des modes
- Stratégies personnalisées : votre microbiome est unique, votre plan nutritionnel l'est aussi. Nous adaptons chaque recommandation à votre profil spécifique
Comment Nous Vous Accompagnons
- Évaluation Complète : analyse détaillée de vos symptômes, de votre historique médical, de vos habitudes alimentaires et de vos résultats de tests
- Coordination avec votre gastro-entérologue : travail en équipe pour synchroniser l'approche nutritionnelle avec le traitement médical
- Plan nutritionnel personnalisé par phase : phase de traitement, phase de réintroduction, phase de maintenance — chaque étape est planifiée
- Optimisation du CMM : mise en place d'un rythme alimentaire qui soutient votre motilité intestinale naturelle
- Suivi des carences : surveillance et correction des déficits nutritionnels liés au SIBO
Résultats Observés
Avec notre approche personnalisée, nos patients rapportent généralement :
- Réduction significative des ballonnements grâce à l'identification précise des déclencheurs individuels
- Amélioration du confort digestif global avec un plan alimentaire adapté et savoureux
- Meilleure énergie et clarté mentale par la correction des carences nutritionnelles
- Prévention durable des rechutes grâce à des stratégies de maintenance personnalisées
Vous souffrez de symptômes digestifs chroniques et souhaitez explorer la piste du SIBO ? Prenez rendez-vous pour une consultation personnalisée à Bruxelles. Ensemble, nous construirons un plan nutritionnel adapté à votre situation unique.
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