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Illustration scientifique du syndrome de l'intestin irritable et de l'axe intestin-cerveau selon les critères Rome V 2026
SII & FODMAP

Syndrome de l'Intestin Irritable : Critères Rome V et Traitement en 2026

Guide scientifique complet sur le syndrome de l'intestin irritable (SII) à la lumière du consensus Rome V publié début 2026. Comprenez ce qui change dans les critères diagnostiques, le paradoxe de prévalence corrigé, la physiopathologie auto-immune post-infectieuse (cascade CdtB-vinculine), le spectre SIBO/IMO/SIFO, la distinction entre SII et MICI, et les traitements de 2026 : médicaments (linaclotide, ténapanor, hyoscyamine), approche FODMAP en trois phases, fibres solubles et PHGG, probiotiques ciblés par souche, et thérapies de l'axe intestin-cerveau (TCC, hypnothérapie, stimulation vagale). Découvrez comment un accompagnement nutritionnel personnalisé transforme votre confort digestif durablement.

Pierre Abou-Zeid

Pierre Abou-Zeid

Diététicien INAMI - Spécialiste FODMAP Certifié Monash

3 juin 2026
38 min

Début 2026, le consensus Rome V a redessiné la carte du syndrome de l'intestin irritable. Pendant dix ans, les critères Rome IV ont écarté du diagnostic des millions de personnes dont les symptômes ne cochaient pas la bonne case. Le seuil de douleur trop strict avait fait chuter la prévalence mondiale du SII de 9,2 % à 3,8 %. Beaucoup de patients vivaient avec des ballonnements, un transit perturbé et une fatigue réels, sans jamais recevoir de réponse claire.

Rome V corrige ce déséquilibre. Les nouveaux critères réintègrent les présentations cliniques réelles, restaurent une sensibilité diagnostique de 90,2 %, et s'appuient sur une décennie de découvertes sur l'axe intestin-cerveau : auto-immunité post-infectieuse, immunité muqueuse, prolifération bactérienne de l'intestin grêle. Le SII n'est plus un diagnostic d'exclusion posé par défaut. C'est un diagnostic positif, avec des mécanismes identifiables et des leviers thérapeutiques précis.

Notre promesse chez Diaeta : un accompagnement nutritionnel qui s'appuie sur ces avancées scientifiques pour vous rendre votre confort digestif, sans jamais vous laisser avoir faim et en gardant des aliments que vous trouvez savoureux. Le SII se gère, et il se gère sur mesure.


1. Rome V : Ce Qui Change dans le Diagnostic du SII

Le SII appartient à la famille des troubles de l'interaction intestin-cerveau. Le comité Rome révise ses critères tous les dix ans. Rome IV, publié en 2016, avait relevé le seuil de douleur abdominale à au moins un jour par semaine et supprimé le terme "inconfort", jugé trop imprécis d'une langue à l'autre. Ce choix a payé en spécificité, 97,1 %, mais a sacrifié la sensibilité.

1.1 Le paradoxe de prévalence

En durcissant le critère de douleur, Rome IV a fait disparaître des patients bien réels des statistiques. La prévalence mondiale du SII est tombée de 9,2 % (Rome III) à 3,8 % (Rome IV). L'effet a frappé surtout l'Asie, où les patients décrivent leurs symptômes par les ballonnements et l'inconfort plus que par une douleur vive. Au Japon, la prévalence estimée a chuté de 9,3 % à 2,2 %. En Chine, de 7,4 % à 2,3 %.

1.2 Le nouveau seuil de Rome V

Rome V assouplit le critère de fréquence de la douleur : au moins 3 jours par mois en moyenne, contre au moins 1 jour par semaine. Les essais de validation prospective montrent que ce seuil restaure une sensibilité de 90,2 % tout en conservant une spécificité de 85,1 %. La prévalence mondiale devrait remonter vers 9 %.

Critère Rome IV (2016) Rome V (2026)
Fréquence de la douleur ≥ 1 jour / semaine ≥ 3 jours / mois (moyenne)
Chronicité ≥ 6 mois ≥ 6 mois (inchangé)
Lien avec la défécation 2 critères sur 3 2 critères sur 3 (inchangé)
Prévalence mondiale 3,8 % ~9 % attendu

1.3 Sous-types et continuum avec la constipation chronique

Rome V conserve les quatre sous-types : SII-C (constipation), SII-D (diarrhée), SII-M (mixte) et SII-U (indéterminé). La nouveauté tient à la reconnaissance des transitions fluides entre ces formes : un même patient peut basculer du SII-D au SII-M au fil des mois. Le consensus place aussi le SII-C et la constipation chronique sur un même spectre de dysfonction sensori-motrice, ce qui aligne leur prise en charge.

1.4 Pédiatrie : du critère d'âge au schéma symptomatique

Rome V abandonne les subdivisions par âge au profit d'un cadre fondé sur les schémas symptomatiques par région anatomique. La "colique du nourrisson" devient le "syndrome de détresse du nourrisson". Le consensus identifie des facteurs de risque développementaux : infections digestives précoces, allergies alimentaires, stress, expériences adverses de l'enfance. Ces éléments interagissent avec une vulnérabilité du système nerveux autonome.

Insight clé : Si Rome IV vous avait exclu du diagnostic faute d'une douleur assez fréquente, Rome V vous ramène dans le cadre. Vos ballonnements et votre transit perturbé sont reconnus comme des symptômes du SII, pas comme une plainte sans nom.


2. Physiopathologie : L'Auto-Immunité Post-Infectieuse

Une intoxication alimentaire peut déclencher un SII durable. Environ 11 % des personnes développent un SII post-infectieux après une gastro-entérite bactérienne aiguë. La recherche a élucidé la cascade moléculaire qui relie l'infection au trouble chronique.

2.1 La cascade de mimétisme moléculaire

Quatre bactéries pathogènes mènent le jeu : Campylobacter, Salmonella, E. coli, Shigella et Yersinia. Elles libèrent une toxine, la CdtB (Cytolethal Distending Toxin B). Le système immunitaire fabrique des anticorps anti-CdtB pour neutraliser cette toxine.

Le problème vient de la ressemblance structurelle entre la CdtB et la vinculine, une protéine du cytosquelette présente dans le système nerveux entérique, le muscle lisse et les cellules interstitielles de Cajal. Ces dernières orchestrent le complexe moteur migrant, le "balai" qui nettoie l'intestin grêle entre les repas. Par réaction croisée, les anticorps anti-CdtB attaquent la vinculine. L'auto-immunité endommage les cellules pacemaker, dérègle le complexe moteur migrant, et favorise la stase luminale, le SIBO, les gaz et la douleur viscérale.

2.2 Le test IBS-Smart de deuxième génération

La sérologie mesure deux anticorps, anti-CdtB et anti-vinculine, et oriente le clinicien.

Profil sérologique Spécificité / VPP Interprétation
Anti-CdtB+ / Anti-vinculine− 94 % / 96 % Gastro-entérite récente ou passée, risque de SIBO élevé
Anti-CdtB− / Anti-vinculine+ 91 % / 96 % État auto-immun chronique auto-entretenu (3 à 4 mois pour s'installer)
Anti-CdtB+ / Anti-vinculine+ 100 % / 100 % Auto-immunité active à titre élevé, infection récente, risque de SIBO maximal
Anti-CdtB− / Anti-vinculine− Non indicatif Rechercher maladie cœliaque, malabsorption des acides biliaires, colite microscopique

L'évaluation Wellmark 2026 classe ce test sérologique comme "investigationnel" : aucun essai randomisé ne prouve qu'un dépistage améliore le pronostic à long terme par rapport à la gestion fondée sur les symptômes Rome V. Son utilité tient à l'orientation thérapeutique et à la validation du vécu du patient. Mettre un mécanisme sur des symptômes change la relation de soin.

2.3 Barrière muqueuse et inflammation de bas grade

Les biopsies muqueuses de Nicholas Talley désignent l'inflammation de bas grade et l'hyperperméabilité intestinale comme moteurs centraux. Allergènes alimentaires et infections créent des micro-déchirures épithéliales. Des antigènes passent la barrière, déclenchent des cascades de cytokines, recrutent mastocytes et éosinophiles. Ces cellules libèrent histamine et tryptase, qui sensibilisent les terminaisons nerveuses sous-muqueuses. Résultat : hypersensibilité viscérale, ballonnements, hypermotilité.

Insight clé : Si vos troubles digestifs ont commencé après une intoxication alimentaire ou une gastro-entérite, le mécanisme auto-immun post-infectieux explique probablement votre situation. Cette piste oriente directement la stratégie de prise en charge.


3. Microbiome : Le Spectre SIBO, IMO, SIFO

Le SII s'accompagne souvent d'un déséquilibre microbien de l'intestin grêle. Le terme parapluie SIMO regroupe trois formes distinctes, chacune avec son organisme et son profil clinique.

Forme Organisme / gaz Profil clinique
SIBO à hydrogène Bactéries, H2 Fermentation rapide des glucides, rétention d'eau luminale, diarrhée, crampes
IMO (méthanogènes) Methanobrevibacter smithii, CH4 Le méthane inhibe la transmission cholinergique, constipation sévère
Surproduction de H2S Bactéries sulfato-réductrices, H2S Transit rapide, hypersensibilité viscérale, gaz sulfureux
SIFO (fongique) Levures (Candida) Symptômes proches du SIBO, indétectable au test respiratoire

3.1 Les conséquences d'une prolifération massive

Une charge microbienne élevée appauvrit l'organisme : carence en vitamine B12, malabsorption des glucides, anémie micro ou macrocytaire, fatigue chronique, polyneuropathie, troubles de la concentration. Votre médecin et votre diététicien recherchent ces signes dans votre bilan.

Insight clé : Un test respiratoire qui ne mesure que l'hydrogène et le méthane peut manquer une surproduction de sulfure d'hydrogène ou une prolifération fongique. Si vos symptômes persistent malgré un test "normal", la piste reste ouverte.


4. SII ou MICI : Une Distinction Essentielle

Le SII et les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI : maladie de Crohn, rectocolite hémorragique) partagent des symptômes mais reposent sur des mécanismes différents. Les recommandations de l'American Gastroenterological Association les opposent clairement.

Dimension SII MICI
Microbiome Dysbiose luminale, altération des AGCC, H2, CH4 Diversité alpha réduite, appauvrissement en Firmicutes, E. coli adhérente-invasive
Cible cellulaire Cellules de Cajal, neurones entériques, mastocytes sous-muqueux Dysfonction des cellules de Paneth, lymphocytes intra-épithéliaux
Approche validée Rifaximine + alimentation pauvre en FODMAP VSL#3 réservé à la prévention de la pochite (RCH)

4.1 La transplantation de microbiote fécal

Le règlement européen SoHO 2024 restreint la transplantation de microbiote fécal aux infections récidivantes à Clostridioides difficile. OpenBiome a suspendu sa distribution générale fin 2024 sous l'effet des exigences de la FDA. La transplantation fécale n'est donc pas une option de routine pour le SII.


5. Traitements Médicamenteux de 2026

Les traitements médicamenteux relèvent de votre médecin. Comprendre leur mode d'action vous aide à dialoguer avec lui et à articuler votre prise en charge nutritionnelle.

5.1 Linaclotide (Lynavoy) pour le SII-C

Le linaclotide est un peptide de 14 acides aminés, agoniste du récepteur GC-C sur la membrane luminale des entérocytes. Il stimule le cGMP intracellulaire, active le canal CFTR, fait sécréter chlore et bicarbonate, et l'eau suit par osmose. Le transit accélère. Le cGMP extracellulaire supprime aussi les nocicepteurs viscéraux afférents, ce qui soulage la douleur de façon durable.

Les données 2024 montrent que 34 % des patients SII-C atteignent les critères de réponse de la FDA (réduction de la douleur ≥ 30 % et au moins 3 selles complètes de plus par semaine), contre 14 % sous placebo. La douleur abdominale maximale baisse en moyenne de 45 % à la douzième semaine. Posologie : 290 µg par jour, 30 minutes avant le premier repas. Diarrhée sévère chez environ 2 %. Approuvé chez l'enfant de 6 à 17 ans pour la constipation fonctionnelle, contre-indiqué avant 6 ans (risque de déshydratation sévère).

5.2 Ténapanor (Ibsrela) pour le SII-C réfractaire

Le ténapanor inaugure une classe nouvelle : l'inhibition de l'échangeur sodium-hydrogène NHE3. Il bloque l'absorption apicale du sodium, retient le sodium dans la lumière, attire l'eau, augmente le volume liquidien et stimule le péristaltisme. En modifiant le pH luminal, il favorise la cicatrisation muqueuse et stabilise les jonctions serrées, ce qui réduit l'inflammation de bas grade et la douleur viscérale.

Les essais TANDEM montrent une amélioration durable de la fréquence des selles et de la douleur abdominale. Posologie : 50 mg deux fois par jour, juste avant le petit-déjeuner et le dîner. Approuvé chez l'adulte atteint de SII-C réfractaire aux laxatifs et aux fibres. Contre-indiqué avant 6 ans, à éviter de 6 à 17 ans.

5.3 Hyoscyamine (IBStat) pour la douleur aiguë

L'hyoscyamine est un antispasmodique liquide à action rapide, adapté aux crises douloureuses du SII-D et du SII-M. Le liquide s'absorbe vite par la muqueuse buccale et gastrique. C'est un antagoniste compétitif des récepteurs muscariniques M3. Il bloque le spasme du muscle lisse et réduit les crampes en 30 minutes. Posologie individualisée, à la demande, en gouttes ou en solution sublinguale. Prudence avec ses effets anticholinergiques : risque de coup de chaleur, de glaucome aigu à angle fermé.

5.4 Les agents de référence

  • PEG 3350 : 17 g une fois par jour, laxatif osmotique de première intention dans la constipation
  • Prucalopride : 2 mg une fois par jour, agoniste 5-HT4, pour la constipation chronique réfractaire

Insight clé : Aucun de ces médicaments ne remplace l'approche nutritionnelle. Ils agissent mieux quand votre alimentation soutient votre transit et votre confort. Médecin et diététicien travaillent ensemble.


6. Nutrition : FODMAP, Fibres et PHGG

L'alimentation reste le levier le plus puissant et le plus durable dans le SII. Bien conduite, elle ne prive de rien : elle identifie vos déclencheurs et reconstruit une assiette variée et savoureuse.

6.1 L'approche FODMAP en trois phases

L'alimentation pauvre en FODMAP se déroule en trois temps, jamais en élimination permanente.

  • Phase de réduction (2 à 6 semaines) : diminution temporaire des glucides fermentescibles pour calmer les symptômes
  • Phase de réintroduction structurée : tests méthodiques par groupe de FODMAP pour identifier vos déclencheurs précis
  • Phase de personnalisation : un plan élargi et libéralisé, taillé sur votre tolérance individuelle

Une élimination stricte prolongée réduit les Bifidobacterium protectrices de façon marquée. La phase de réintroduction n'est pas optionnelle : elle protège votre microbiome et votre qualité de vie.

6.2 Les fibres solubles, pas les insolubles

Visez 20 à 30 g de fibres solubles par jour. Le psyllium (ispaghul) lie l'eau et améliore la consistance des selles, autant dans le SII-C que dans le SII-D. À l'inverse, les fibres insolubles comme le son de blé fermentent vite et de façon irrégulière : elles aggravent gaz, ballonnements et douleur. Distinction décisive que beaucoup de conseils génériques ignorent.

6.3 La gomme de guar partiellement hydrolysée (PHGG)

La PHGG, à raison de 6 g par jour pendant 12 semaines, améliore significativement ballonnements et flatulences par rapport au placebo. Le bénéfice persiste jusqu'à 4 semaines après l'arrêt. Cette fibre prébiotique douce convient aux intestins sensibles qui tolèrent mal d'autres fibres.

Insight clé : La distinction entre fibres solubles et insolubles change tout. Augmenter "les fibres" sans cette nuance peut aggraver vos symptômes. Le psyllium et la PHGG apaisent ; le son de blé peut irriter.


7. Probiotiques : Les Souches qui Ont des Preuves

Un probiotique n'agit qu'à la souche, à la dose et pour l'indication étudiées. Choisir au hasard mène à l'échec. Voici les souches qui disposent de données cliniques solides dans le SII.

Souche Indication Dose et durée
Bifidobacterium longum 35624 SII-D / SII-M 109–1010 cellules/jour, 4 à 8 semaines
Lactobacillus rhamnosus GG Enfant et adulte 6×109–4×1010 cellules/jour
Lactiplantibacillus plantarum 299v Douleur viscérale, flatulences 1010–5×1010 cellules/jour
Saccharomyces cerevisiae CNCM I-3856 SII-C, ballonnements 4×109–8×109 cellules/jour, 8 à 12 semaines
Bacillus coagulans IS2 Enfant et adulte (douleur, qualité de vie) 2×109 cellules/jour, 8 semaines
Bacillus coagulans MTCC5856 SII-D global 2×109 cellules/jour, 90 jours

Les méta-analyses confirment que B. longum 35624 améliore douleur, ballonnements et scores globaux. L. plantarum 299v réduit flatulences, douleur et distension colique. S. cerevisiae CNCM I-3856 exerce un effet analgésique local. Un essai suédois en double aveugle (NCT07584278, n=252, critères Rome V, IBS-SSS ≥ 75, 12 semaines) est en cours depuis avril 2026 et affinera encore ces recommandations.

Insight clé : "Prendre des probiotiques" ne veut rien dire sans préciser la souche. La même espèce peut aider un patient et n'avoir aucun effet chez un autre. Le choix se fait selon votre sous-type de SII et votre symptôme dominant.


8. Thérapies de l'Axe Intestin-Cerveau

Le SII est un trouble de l'interaction intestin-cerveau. Agir sur le cerveau modifie réellement l'intestin. Ces approches ne disent pas que "c'est dans la tête" : elles ciblent un circuit neurobiologique mesurable.

8.1 La thérapie cognitivo-comportementale (TCC)

Les méta-analyses situent les chances de persistance des symptômes autour de 0,6 par rapport aux soins usuels. La TCC procure des améliorations durables de la sévérité et de la qualité de vie. Elle agit sur l'hypervigilance viscérale et les réactions de stress qui entretiennent les symptômes.

8.2 L'hypnothérapie dirigée vers l'intestin

L'hypnothérapie atteint 70 à 80 % de répondeurs dans le SII réfractaire, avec des bénéfices qui durent des années après le traitement. Elle normalise la motilité colique et atténue le traitement central des signaux sensoriels. Une des interventions les mieux validées pour les formes résistantes.

8.3 Les thérapeutiques numériques

Des programmes logiciels (Regulora, Zemedy) délivrent TCC et hypnothérapie à distance. Ils élargissent l'accès, sans gommer les disparités qui touchent les populations à faibles revenus, rurales ou issues de minorités. Un outil complémentaire, pas un substitut à l'accompagnement humain.

8.4 La stimulation vagale non invasive

La stimulation du nerf vague active la voie cholinergique anti-inflammatoire via le récepteur nicotinique α7. Elle freine la production de TNF-α et d'IL-6, atténue l'hypersensibilité viscérale, stimule la motilité colique et favorise Bifidobacterium et Blautia. Une piste émergente qui relie directement système nerveux, inflammation et microbiome.

Insight clé : L'axe intestin-cerveau n'est pas une métaphore. L'hypnothérapie dirigée vers l'intestin modifie la motilité colique mesurable. Le traitement du SII combine corps et système nerveux.


9. Un Parcours de Soins Structuré

Rome V permet un parcours diagnostique et thérapeutique clair, du diagnostic positif au traitement ciblé.

  1. Diagnostic positif Rome V : douleur au moins 3 jours par mois, absence de signaux d'alarme
  2. SII-D ou SII-M : sérologie IBS-Smart (anti-CdtB, anti-vinculine). Positive, elle confirme le SII post-infectieux et oriente vers le traitement du SIBO (rifaximine, PHGG). Négative, elle invite à rechercher malabsorption des acides biliaires, maladie cœliaque, colite microscopique
  3. SII-C : première intention PEG ou prucalopride. En cas d'échec, linaclotide 290 µg/jour ou ténapanor 50 mg deux fois par jour
  4. Pour tous : fibres solubles (PHGG, psyllium), probiotiques adaptés au sous-type, hypnothérapie dirigée vers l'intestin ou thérapeutique numérique

9.1 Le suivi à distance

Le suivi numérique du SII se développe vite. Des plateformes combinent surveillance des symptômes à distance et accompagnement hybride, numérique et présentiel. Cette tendance soutient la gestion au long cours sans remplacer le lien avec votre praticien.


10. Notre Approche Personnalisée chez Diaeta

Chez Diaeta, nous traitons le SII pour ce qu'il est : un trouble réel, mesurable, qui répond à une stratégie sur mesure. Les critères Rome V vous reconnaissent. Notre accompagnement vous rend votre confort, repas après repas.

Ce que Nous Vous Promettons

  • Jamais faim : même pendant la phase de réduction FODMAP, vos repas rassasient. Nous bâtissons des menus complets, pas des listes d'interdits
  • Aucune élimination inutile : chaque adaptation est ciblée et temporaire. La phase de réintroduction protège votre microbiome et votre plaisir de manger
  • Conseils fondés sur les preuves : nous appliquons les critères Rome V et les données 2026, pas des modes alimentaires
  • Stratégies personnalisées : votre sous-type de SII, vos déclencheurs et votre microbiome guident chaque recommandation

Comment Nous Vous Accompagnons

  • Évaluation complète : analyse de vos symptômes, de votre sous-type, de votre histoire infectieuse et de vos résultats de tests
  • Protocole FODMAP en trois phases : réduction, réintroduction méthodique, personnalisation, mené par un spécialiste certifié Monash
  • Choix ciblé des fibres et probiotiques : psyllium, PHGG et souches adaptées à votre profil
  • Coordination médicale : articulation de la nutrition avec le traitement de votre médecin et l'hypnothérapie si nécessaire

Résultats Observés

Avec notre approche personnalisée, nos patients rapportent généralement :

  • Réduction durable des ballonnements et de la douleur grâce à l'identification de leurs déclencheurs réels
  • Un transit régulé par une stratégie adaptée à leur sous-type
  • Le retour du plaisir de manger sans la peur du repas suivant

Vous vivez avec des symptômes digestifs chroniques et souhaitez une prise en charge fondée sur les critères Rome V ? Prenez rendez-vous pour une consultation personnalisée à Bruxelles. Ensemble, nous construirons votre plan nutritionnel sur mesure.


Références Scientifiques

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